Le cheval

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La fête de St Eloi est avant tout la fête des chevaux et par une pente naturelle (mais encore fallait-il la suivre) a abouti à l'idée d'édifier un monument à la gloire du cheval de trait. Le mérite en revient, tout d'abord, à ses deux "inventeurs" Claude et Nadine Parraud qui ont su initier le projet et, par un travail sans relâche, l'amener à maturation, en une année, avec l'aide d'un comité d'action et de souscripteurs. La réussite de l'œuvre est due à Monsieur Camille Soccorsi, sculpteur bien connu pour les deux taureaux "Clairon" et "Goya" qui font la gloire de la ville de Beaucaire et qui a bien voulu accepter le défi de créer un cheval de pierre.
cheval.jpg (18454 octets) Le cheval a été taillé dans un bloc de calcaire, venant d'Oppède au cœur du Luberon. Il a été sculpté à Tarascon et a pris sa place, près du lavoir du village, le 6 mai 1989 au cours d'une fête mémorable. Il n'existe, à notre connaissance, en France que deux autres monuments dédiés au cheval, l'un à Callac dans les Côtes du Nord, l'autre dans le Finistère à Landivisiau, mais le nôtre est le seul qui soit en pierre, d'un seul tenant, et qui représente tout simplement un cheval de trait, frère de tous ceux qui ont travaillé les terres grasses et fertiles de Mollégès et qui ont permis la reconquête et la mise en valeur des paluns, ami vaillant et noble compagnon des Mollégeois reconnaissants.

    Ami, si tu passes par ici, regarde sur le socle du monument les vers du grand poète provençal
Charles Galtier

Noun se pou devina ço que deman preparo
E pèr qu'à l'aveni se posque saupre encaro 

Lou bonur qu'a liga lis ome e lou chivau 
Dins la pèiro entaia; iéu, eici, fau signau
On ne peut deviner ce que demain prépare 
Et, pour qu'à l'avenir on puisse encore savoir

Le bonheur qui lia les hommes et le cheval,

Dans la pierre, sculpté, moi,ici, je témoigne